Un filet sur une salade de tomates, quelques cuillerées dans une marinade, une rasade dans une ratatouille... Difficile de se passer d'huile d'olive en cuisine ! Pilier du régime méditerranéen, elle officie aussi bien en assaisonnement qu'en cuisson et se décline dans une gamme suffisamment vaste pour donner le tournis au supermarché. Entre origine, maturité des fruits et mentions "vierge" ou "vierge extra", toutes les bouteilles ne jouent pas dans la même cour.

La différence entre une huile d'olive vierge et une vierge extra tient notamment à leurs propriétés physico-chimiques et gustatives. Toutes deux sont obtenues directement des olives par des procédés mécaniques, mais la catégorie "vierge extra", plus exigeante, ne doit présenter aucun défaut organoleptique et répond à des critères plus stricts. C'est donc généralement celle que l'on privilégie lorsqu'on recherche une huile particulièrement aromatique, notamment pour les utilisations à cru.

Seulement voilà : en 2026, la bouteille coûte cher. Après plusieurs récoltes malmenées par les sécheresses dans le bassin méditerranéen, les cours se sont envolés et les baisses récentes ne se sont pas franchement répercutées dans les rayons. Selon les relevés réalisés par l'UFC-Que Choisir, les huiles d'olive des grandes marques nationales atteignaient en moyenne 18,50 € le litre en juillet 2026, contre 13,90 € quatre ans auparavant, soit une hausse de 33 %. Du côté des marques de distributeurs, l'augmentation est encore plus spectaculaire : 12,80 € le litre contre 8,40 € en juillet 2022, soit +52 %. Et ce, alors même que les récoltes des hivers 2024-2025 et 2025-2026 ont été jugées "plutôt bonnes", selon l'association de consommateurs.

De quoi réfléchir à deux fois avant de verser généreusement une huile d'olive haut de gamme au fond d'une poêle. D'autant que toute la subtilité de sa palette aromatique s'apprécie moins une fois chauffée. Pour faire revenir des oignons ou rôtir des légumes, il n'est donc pas toujours indispensable de sacrifier la bouteille la plus prestigieuse du placard.

C'est précisément sur ce créneau que Lesieur vient de se positionner. La marque a lancé au printemps une huile d'olive déclassée vierge (et non vierge extra). Depuis longtemps commercialisé dans d'autres pays, ce type d'huile restait jusqu'ici peu représenté tel quel en France, hormis dans certains mélanges ou recettes. Bien que de moindre qualité organoleptique qu'une vierge extra, cette référence présente l'avantage d'être plus abordable les autres références de la marque, et reste "tout à fait consommable, en particulier pour la cuisson des aliments", précise l'UFC-Que Choisir. Lesieur la commercialise en grandes et moyennes surfaces au prix conseillé de 7,89 euros les 75 cl.

Pour économiser sur son panier sans renoncer à l'huile d'olive, il suffit donc de répartir les rôles : on réserve la vierge extra aux vinaigrettes, aux bruschettas et au filet final sur une burrata, et on privilégie une huile vierge plus abordable pour les poêlées et autres cuissons du quotidien. Une bonne façon d'éviter de faire flamber l'addition en même temps que la poêle...