Le passage en caisse continue de peser lourd dans le budget des Français. Selon les données de l'Insee, les ménages ont consacré 192,8 milliards d'euros aux produits alimentaires et boissons non alcoolisées en 2025. Et si la flambée des années précédentes s'est calmée, les prix de l'alimentation ont encore progressé de 1,1 % sur l'année.
Pour les personnes seules, maîtriser la note n'est pas toujours si évident. Les achats par lots ou en grand conditionnement affichent souvent un prix unitaire plus intéressant, mais encore faut-il pouvoir en venir à bout. À moins de disposer d'un solide appétit ou d'un congélateur XXL, le risque est de voir ses économies réalisées finir à la poubelle, en particulier lorsqu'il s'agit de produits frais.
Installée seule dans un petit appartement à Melbourne, la journaliste Jinghua Qian connaît bien le problème. Dans un article du Guardian, elle explique surveiller de près ses dépenses alimentaires tout en disposant de peu d'espace de stockage. Son constat est simple : "Tout est moins cher en gros." Plutôt que de renoncer à des offres avantageuses, elle a donc trouvé avec ses proches une façon de les adapter à la vie en solo.
Le principe consiste à mutualiser les courses, puis à répartir les provisions. Jinghua Qian raconte ainsi avoir improvisé avec ses amis une sorte de petite coopérative : ensemble, ils ont ainsi acquis une meule de brie de 2 kg dans un supermarché discount avant de se la diviser. Elle procède également de cette manière avec sa famille pour les produits secs et récupère, en retour, des fruits cultivés dans le jardin de ses parents.
L'idée se transpose facilement à d'autres denrées. Riz, pâtes, farine, légumineuses, fruits secs ou café se prêtent au même jeu, à condition bien sûr de vérifier que le prix au kilo ou à l'unité est réellement plus compétitif. Car l'étiquette "format familial" ne garantit pas toujours une bonne affaire.
Cette mise en commun permet ainsi d'acheter en gros à moindre coût, sans devoir tout stocker ni tout consommer soi-même. Chacun ne conserve que la quantité dont il a besoin, tandis que la dépense est partagée entre les participants. Une organisation qui réclame tout de même quelques proches motivés... et un brin d'anticipation !