Posée sur des tomates bien mûres, déchirée sur une focaccia, déposée au centre d'un plat de pâtes ou simplement arrosée d'un filet d'huile d'olive, la burrata n'a pas besoin de beaucoup d'artifices pour faire son effet. Son principal argument se révèle au premier coup de couteau : sa stracciatella, mélange de filaments de mozzarella et de crème, qui s'échappe généreusement dans l'assiette.
Un cœur coulant qui fait tout son charme... mais alourdit aussi la note. Si les valeurs nutritionnelles varient sensiblement selon les références, une burrata affiche couramment autour de 250 à 300 kcal pour 100 g et environ 20 à 25 g de matières grasses, là où une mozzarella classique se situe généralement un cran en dessous. Et comme certaines boules pèsent 100 à 125 g, voire davantage, le compteur calorique peut s'emballer très vite.
Pas question pour autant de renoncer à ce petit plaisir fromager dans ses plats d'été. La diététicienne Keren Guedj préfère jouer sur les proportions. À ses yeux, une burrata entière se montre tout simplement trop riche : "on ne peut pas la consommer entière", estime-t-elle sur Instagram. Sa ruse ? N'en utiliser qu'une moitié... et l'écraser avec une cuillère à soupe de cottage cheese.
Ce fromage frais granuleux, qui tourne généralement autour de 3 à 4 % de lipides, présente un profil nettement plus léger, tout en apportant une quantité intéressante de protéines rassasiantes. Mélangé à la burrata, il augmente instantanément le volume de la préparation sans rajouter beaucoup de gras. D'autant qu'une fois les deux fromages mêlés, le subterfuge passe quasiment inaperçu. On obtient "à peu près la même texture", assure la diététicienne.
Le goût lacté et la belle onctuosité de la burrata restent ainsi bien présents, pendant que le cottage cheese apporte de la matière et de la générosité pour un supplément calorique limité. Keren y adjoint pour sa part une cuillère à soupe d'huile aromatisée à l'ail pour en faire une sauce crémeuse et parfumée, parfaite pour réveiller les salades composées. Mais si l'objectif reste avant tout d'alléger l'addition, rien n'empêche évidemment de s'en passer !