Faire ses courses sans trop dépenser s'apparente plus que jamais à un véritable numéro d'équilibriste. En juillet 2026, les prix de l'alimentation progressaient encore de 1 % sur un an en France, selon l'Insee. Comparer les prix au kilo, profiter des promotions ou privilégier les marques de distributeurs peut évidemment aider à contenir la note. Mais avant de traquer les bons plans, autant commencer par ne pas alourdir inutilement son caddie.
C'est tout le principe de la méthode BISOU. Imaginée par Marie Duboin et Herveline Giraudeau, autrices de L'abus de consommation responsable rend heureux, publié aux éditions Eyrolles, elle consiste à se poser cinq questions avant de céder à un achat. Une technique simple à mémoriser, qui se transpose aisément aux allées du supermarché :
- B comme Besoin. Pourquoi met-on ce paquet de biscuits, cette barquette de fraises ou cette bouteille de jus de fruits dans son panier ? Parce qu'ils figuraient sur la liste, ou parce qu'une offre irrésistible en tête de gondole (ou un petit creux inopiné) est passée par là ?
- I comme Immédiateté. Faut-il vraiment acheter ce lot de yaourts bradé, alors qu'il en reste suffisamment dans le frigo pour tenir la semaine ?
- S comme Semblable. A-t-on déjà un produit équivalent à la maison ? Une bonne raison d'effectuer un rapide inventaire du garde-manger avant de faire ses courses.
- O comme Origine. Comment le produit a-t-il été fabriqué ? D'où viennent ses ingrédients ? Son mode de production correspond-il à nos valeurs ? De quoi inciter, par exemple, à préférer un fruit de saison cultivé localement à un autre ayant parcouru des milliers de kilomètres.
- U comme Utile. Vais-je vraiment consommer ce que je m'apprête à acheter ? Le format familial, moins cher au kilo, n'a plus rien d'une bonne affaire si la moitié finit à la poubelle.
La méthode BISOU n'ordonne donc pas de renoncer à tous les plaisirs. Elle incite simplement à prendre quelques secondes de réflexion avant de remplir son chariot afin de limiter achats impulsifs, doublons et gaspillage. Une petite marque d'affection à destination du porte-monnaie qui, au bout du compte, peut finir par payer.