Fondants, cookies, brownies, ganaches... Une simple tablette de chocolat suffit à faire flancher n'importe quel gourmand. Seulement voilà : à raison de 100, 200, voire 300 g par recette, elle peut aussi sérieusement alourdir le budget pâtisserie. Surtout lorsque l'on se dirige systématiquement vers les références les plus chères du rayon.
Or, il semble que ce petit luxe ne soit pas toujours indispensable. Dans les colonnes du Guardian, Rosie Reynolds, autrice et styliste culinaire, explique avoir régulièrement recours à du chocolat de marque distributeur lorsqu'il n'occupe pas le devant de la scène. "Le goût chocolaté est suffisant, le prix est bien inférieur à celui des marques plus chères", détaille-t-elle. La professionnelle lui trouve même un autre avantage : sa résistance. "On peut le travailler beaucoup sans qu'il ne tranche. Les chocolats plus chers sont plus délicats à manipuler", assure-t-elle.
Pas question pour autant de remplacer aveuglément sa tablette de grande marque dans toutes les préparations. Dans une mousse, une tarte, des truffes ou un moelleux, où le cacao mène clairement la danse, mieux vaut miser sur une référence de qualité. En revanche, dans un glaçage, des cookies ou un gâteau agrémenté de fruits ou d'épices, un chocolat meilleur marché peut parfaitement tirer son épingle du jeu, ses arômes s'effaçant en partie devant les autres ingrédients.
Le porte-monnaie, en revanche, sent clairement le différence. À titre d'exemple, Carrefour affiche actuellement sa tablette de chocolat noir dessert de 200 g à 2,29 €, contre 3,55 € pour une tablette Lindt Dessert 70 % du même poids, soit 35 % d'économies. À noter tout de même que les tarifs fluctuent selon les enseignes, les magasins et les teneurs en cacao.
De quoi réserver les grands crus chocolatés aux desserts qui les mettent vraiment sous les projecteurs et faire confiance aux marques de distributeurs pour jouer les seconds rôles. Inutile, après tout, de payer plein pot une tablette simplement destinée à se fondre dans le décor...