On ne le comptabilise pas toujours dans les dépenses du quotidien. Mais le café acheté chaque matin sur le chemin du bureau pèse aussi sur le budget. Pour alléger la note, Olivier Dauvers, spécialiste de la grande consommation, a rappelé au micro de RTL une astuce toute simple et peu connue. Non, pas besoin de souscrire à un obscur programme de fidélité ni de s'inscrire sur un énième site de cashback. Il suffit de venir... avec sa propre tasse.

Mieux : la ristourne est même prévue par la législation. Le Code de l'environnement est en effet très clair sur ce point. Les vendeurs de boissons à emporter doivent pratiquer un tarif inférieur lorsque le client présente son propre récipient réemployable, plutôt que de lui servir sa boisson dans un gobelet jetable. Une disposition issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, dite loi Agec.

Cette règle ne concerne donc pas l'expresso pris au comptoir du bar. Mais si vous arrivez avec votre mug ou votre gourde dans une boulangerie ou un Starbucks pour boire votre café sur le trajet, le commerçant est tenu de vous faire une remise. Son montant n'est toutefois pas fixé par le texte. Selon Olivier Dauvers, la différence varie dans les faits d'une enseigne à l'autre, généralement entre 10 et 50 centimes, avec une moyenne autour d'une trentaine de centimes. À grappiller quelques centimes jour après jour, on finit mine de rien par se constituer une petite cagnotte. Prenons un actif qui achète un café 5 matins par semaine pendant 47 semaines - en supposant qu'il prenne quelques vacances, quand même. Avec 30 centimes économisés à chaque passage, cela représente 1,50 euro par semaine, soit 70,50 euros au bout de l'année.

Petite précision tout de même avant de débarquer avec le premier récipient venu : le contenant reste sous la responsabilité du consommateur. Le commerçant peut notamment refuser de vous servir s'il le juge manifestement sale ou inadapté. Le Code de l'environnement le prévoit expressément.

Reste donc à prendre l'habitude de glisser un mug propre dans son sac avant de partir travailler. Trente centimes à la fois, pas de quoi faire sauter la banque. Mais au bout d'un an, les quelque 70 euros économisés paieront au moins quelques tournées...