Une croûte brunie à l'extrême, un cœur soyeux qui fond sur la langue, sans aucune trace de biscuit à sa base. Le cheesecake basque ne ressemble pas tout à fait à ses cousins américains, qui affichent plutôt une mine pâlotte et une texture relativement dense. Sa particularité ? Une cuisson à température élevée, qui colore fortement le dessus tout en préservant le fondant de l'intérieur. Un contraste qui a visiblement conquis Fleur Wendling.
Établie à Biarritz, la créatrice culinaire a décidé de revisiter sur Instagram cette spécialité née à Saint-Sébastien, côté espagnol, où elle porte le nom de tarta de queso. "Je me suis inspirée des recettes traditionnelles, mais j'ai fait pas mal de modifications pour arriver à ma préférée", confie-t-elle sur Instagram. Son objectif ? Obtenir la consistance parfaite. Après plusieurs essais, Fleur estime avoir enfin trouvé son bonheur : un gâteau "hyper crémeux, doré sur le dessus, bien équilibré, riche sans être écœurant". Mais pas question ici de décompter les calories. Avec près d'un kilo de fromage frais et une belle quantité de crème entière, sa version assume à fond la carte de la générosité.
Pour réaliser ce cheesecake de 8 à 10 parts, il vous faudra tout d'abord fouetter 900 g de fromage frais type Philadelphia, 5 œufs entiers, 250 g de sucre en poudre (que vous pouvez réduire à 200 g selon vos goûts) et 20 g de Maïzena. Ajoutez ensuite 600 g de crème entière, en associant, comme Fleur, 400 g de crème épaisse à 30 % de matière grasse et 200 g de crème liquide entière. Terminez avec une cuillère à café de grains de vanille, ou les graines d'une gousse, et mélangez jusqu'à obtenir une préparation homogène.
Versez votre appareil dans un moule de 24 cm de diamètre, chemisé de papier cuisson pour faciliter le démoulage. Direction ensuite le four, préchauffé à 220 °C, pour environ 45 minutes, en surveillant la coloration. Si le dessus brunit fortement, inutile de paniquer : c'est tout à fait normal.
À la sortie du four, le cheesecake doit rester légèrement tremblotant. Reste à le réfrigérer toute une nuit pour qu'il se stabilise et à s'en tailler une belle part le lendemain pour le goûter. De quoi faire blêmir encore davantage ceux des coffee shops !