Pour payer son poisson bien moins cher, ce commerçant a une bonne astuce : "le 1er réflexe, c'est..."

Quand on n'a pas la chance d'avoir une criée près de chez soi, trouver du poisson à bas prix relève du parcours du combattant. Mais heureusement, ce commerçant a un sacré bon plan...

Pour payer son poisson bien moins cher, ce commerçant a une bonne astuce : "le 1er réflexe, c'est..."
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Soles et daurades à plus de 40 euros le kilo, bar de ligne aux alentours de 50 euros, et cabillaud hors de prix lui aussi : devant les étals des poissonneries, c'est la douche froide. Affolé devant l'inflation des prix du poisson, vous prenez quand même quelques sardines et un filet de truite en promo : le reste, vous l'achèterez au rayon surgelé du supermarché. Pourtant, Vincent Storti, le gérant de la poissonnerie Chez Vincentest formel : "vous pouvez manger du poisson pour pas cher", et ce, même en 2026. Interrogé au micro d'Ici Gascogne, le commerçant basé à Lyon et à Hossegor affirme catégoriquement : "Dans la tête des gens, manger du poisson est devenu quasi inaccessible, ce qui est faux". À condition de connaître cette astuce maligne...

"Certains poissons d'élevage français sont de très grande qualité, notamment ceux portant le Label Rouge", rappelle le spécialiste, qui fustige en revanche ceux en provenance de Turquie ou de Grèce. De même, Vincent déconseille d'acheter des poissons coûteux vendus à trop petit prix. Pour lui, quelques sardines pêchées au large des côtes françaises auront bien plus de saveur qu'une daurade bon marché, importée et de mauvaise qualité. Mieux vaut donc privilégier des poissons comme la sardine, le lieu jaune, le hareng, le merlan, ou encore le maquereau. Si vous voulez vous offrir un luxe de temps en temps, Vincent conseille d'opter pour une sole, un poisson d'exception qui vaut vraiment qu'on casse sa tirelire. Et pour ceux qui veulent faire de bonnes affaires, voici son petit conseil...

En fait, les poissons, comme les fruits et légumes, ont une saisonnalité ! En fonction de leur reproduction, de leur migration dans les eaux, et de leur abondance, la pêche de nombreux poissons sauvages est limitée par l'État, dans le Code de l'Environnement. "Le premier réflexe, c'est d'acheter du poisson de saison", explique le poissonnier. "Allez voir votre commerçant, et demandez-lui les poissons qui sont de saison. Quand une espèce est en pleine saison, son approvisionnement est plus important, donc son prix baisse", poursuit-il. Le principe est le même que pour les coquilles Saint-Jacques, qu'il vaut mieux acheter en début de saison, en octobre, plutôt que pendant les fêtes de fin d'année. En hiver, mieux vaut par exemple se tourner vers le lieu jaune, le merlan, l'églefin, la lotte, la sole, la raie ou encore le turbot, tandis qu'en été, vous pourrez consommer des sardines, des maquereaux, du thon, ou du rouget, et même de la dorade rose, à moindres frais.

Une dernière astuce pour la route ? Vincent conseille de privilégier les poissonneries qui travaillent directement avec les pêcheurs. Vous y trouverez des poissons issus de pêches locales, à un meilleur prix que des poissons importés. En somme, pour se régaler et profiter de leurs nombreux bienfaits, mieux vaut privilégier des poissons de saison, issus de mers et océans à proximité. Et ne pas hésiter à se renseigner auprès de son poissonnier !