C'est dommage de jeter ce produit frais, il peut être mangé 3 semaines après sa date limite sans aucun risque
On ne plaisante pas avec la date limite des aliments frais. Une fois dépassée, on jette. Sauf pour un produit très précis, qui peut encore se consommer jusqu'à trois semaines après.
En magasin, on la regarde toujours avant de mettre un produit dans le caddie. Présente sur presque tous les aliments, cette date donne une information clé au consommateur, à condition de bien la comprendre. Elle existe sous deux formes distinctes : la date de durabilité minimale (DDM) et la date limite de consommation (DLC).
La DDM reste indicative. Elle s'accompagne de la mention "à consommer de préférence avant". Elle signale le moment où un produit peut perdre en goût, en odeur, en aspect ou en valeur nutritive. Il peut contenir moins de vitamines ou changer légèrement, mais il reste sans danger pour la santé. On la trouve sur les aliments secs, stérilisés ou déshydratés : café, lait, jus, biscuits, conserves de légumes. Elle n'est pas obligatoire pour les fruits et légumes frais, le vin, le vinaigre, le sel ou le sucre.
La DLC, elle, ne se discute pas. Elle commence par "à consommer jusqu'au" et concerne la sécurité sanitaire. La dépasser expose à un risque. Elle figure sur les produits fragiles et périssables : viandes, charcuteries, plats réfrigérés, desserts lactés. Une fois la date passée, il faut en principe les jeter. Une seule exception : le yaourt nature. Selon la diététicienne Marie-Laure André, interrogée dans Le Mag de la Santé sur France 5, "on peut aller jusqu'à trois semaines après la date limite sans trop de risques".
En tant que produit pasteurisé, acide et fermenté qui renferme plus d'un milliard de bonnes bactéries par pot, le yaourt nature constitue sur le papier un milieu naturellement défavorable à la prolifération de souches pathogènes – comme les salmonelles ou la redoutée Listeria monocytogenes, responsables de troubles digestifs parfois sévères. Cette particularité offre donc un peu de souplesse avec la date limite, bien qu'il s'agisse d'une DLC.
Ce qui ne doit pas nous dispenser de sentir, d'observer et de goûter dès qu'on détache l'opercule, et de s'en séparer à la moindre suspicion ! Attention enfin, cette dérogation très spécifique ne s'applique pas aux yaourts sucrés ou aromatisés, plus fragiles car moins acides.