Inutile d'éplucher cette courge à chaque fois, sa peau se mange dans certains cas
Vous vous obstinez à l'éplucher chaque fois que vous la cuisinez. Pourtant, cette courge que vous connaissez bien ne nécessite pas toujours d'être épluchée !
Pas besoin d’attendre Halloween pour trembler devant une courge. La seule perspective de devoir en peler une suffit ! Face à des cucurbitacées souvent imposantes aux silhouettes accidentées, reconnaissons qu’il y a de quoi se sentir profondément désarmé. Même les couteaux les plus affûtés ne parviennent pas à les intimider : leur écorce, robuste et coriace, s’oppose farouchement à nos coups de lame désespérés. Le rasoir à légumes s’y frotte avec la même appréhension, prêt à dérailler à la première bosse qui croisera son chemin. Autant dire qu’on ne se privera pas de zapper la corvée d’épluchage... quand cela est possible, du moins.
Chacun sait que certaines variétés ne nécessitent pas d’être pelées. L’exemple le plus connu est certainement celui du potimarron, dont la peau très fine s’attendrit à la cuisson. À l’inverse, celles du potiron très mature et de la courge musquée de Provence, plus épaisses, exigent d’être retirées. Reste ces cas indécis sur lesquels on peine à trancher... à l’instar de la butternut. La plupart d’entre nous préférons la déshabiller avant de la cuisiner de peur qu’elle résiste sous la dent. Eh bien, vous serez ravis d’apprendre que vous vous fatiguez (parfois) pour rien.
Comme le rappelle Mélanie Guisset, passionnée de jardinage, les courges butternut se mangent sans problème avec la peau pourvu qu’elles soient jeunes ou de petite taille. On peut dans ce cas les rôtir au four, simplement tranchées en deux ou débitées en morceaux sur une plaque de cuisson, avec un filet d’huile et des herbes aromatiques, ou bien les cuire à la vapeur (ou dans une cocotte) pour un résultat fondant et plus léger. Et pour les spécimens plus avancés qu’on ne voudrait pas éplucher, il reste la possibilité de les travailler en soupe ou en velouté, quitte à prolonger le mijotage un peu plus longtemps que d’habitude. Après un bon coup de mixeur plongeant (ou un tour de blender), leur enveloppe disparaît dans la masse sans laisser de trace...
Et à toute fin utile, sachez que la même règle s’applique pour les pâtissons, les courges spaghetti ou encore les petites courges décoratives comestibles, comme la Jack Be Little, la Baby Boo ou la Sweet Dumpling (autrement connue sous le nom de patidou). Un choix suffisamment large pour s’épargner des sueurs froides devant la planche à découper !