Plus fiable que les labels : un filet de poulet de qualité se reconnaît à cet aspect

Pour reconnaître au premier coup d'œil un filet de poulet de qualité supérieure, on traque les labels... mais pas que. On se fie aussi à cet indice visuel particulièrement éloquent.

Plus fiable que les labels : un filet de poulet de qualité se reconnaît à cet aspect
© Louis Renaud - stock.adobe.com

La volaille ne bat pas de l'aile, bien au contraire. Avec 31,6 kg ingérés par habitant en moyenne en 2024, elle devient officiellement la viande la plus appréciée du pays. En cinq ans, sa consommation a d'ailleurs bondi de 15 %. Un engouement sans précédent à rapprocher de ses multiples atouts. Selon une enquête d'opinion conduite par l'Anvol (Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair), les carnivores hexagonaux plébiscitent son excellent rapport qualité-prix (89 % des sondés), sa facilité de cuisson (95 %), le plaisir gustatif qu'elle procure (94 %) et son caractère fédérateur (94 %). 

Pintade, oie, dinde, canard, caille... Avec 8 espèces différentes élevées sur notre sol (une spécificité tricolore !), la volaille rime aussi avec diversité. C'est pourtant vers le poulet, qui représentait 78,7 % des parts de marché en 2024 que nous nous rabattons massivement. Un succès tout blanc ? Pas vraiment. 

Avec 1 volatile sur 2 importé à bas coût dans nos rayons, selon des normes beaucoup moins exigeantes que celles appliquées par notre filière avicole, on observe d'importantes variations de qualité. Si la préférence française et la présence de certifications (Label rouge, bio, Bleu Blanc Cœur...) doivent évidemment guider notre choix, rien ne nous empêche de scruter attentivement nos filets à travers le film transparent de la barquette. Car il existe un indice visuel qui ne trompe pas, comme le rapportent les journalistes du magazine Complément d'Enquête sur France 2.

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Il faut tout d'abord savoir que les poulets dits "à croissance rapide", issus d'élevages intensifs, atteignent leur poids d'abattage en seulement 5 à 7 semaines, contre 11 à 14 semaines pour des poulets dits "fermiers". Parce qu'ils grossissent très vite (et ne gambadent pas beaucoup en extérieur...), ils sont sans surprise plus gras. Ils peuvent ainsi renfermer jusqu'à 4 % de lipides, contre 1 % pour ceux élevés en plein air. Un constat qui se répercute directement sur la chair : un blanc de qualité standard ou inférieur, infiltré de graisses et de tissus conjonctifs, présente très souvent de fines stries blanches en surface, marques qu'on ne retrouve pas sur les blancs de qualité supérieure qui conservent un aspect uniforme. La prochaine fois que vous préparerez des nuggets ou une salade Caesar, ouvrez donc l'œil !

Au rayon volaille, le choix ne se fait donc pas au hasard. Un blanc bien uniforme, sans stries blanchâtres, en dit souvent plus long que de longs discours marketing. Associé à une origine clairement indiquée et à un label reconnu, ce détail visuel permet d'éviter les mauvaises surprises. Un réflexe simple, rapide, et efficace pour mieux choisir un produit que l'on consomme de plus en plus souvent.