L'UFC-Que Choisir confirme : le prix de cette viande ordinaire a flambé
Au supermarché comme chez le boucher, le prix de cette viande a nettement augmenté, sans qu'on l'ait forcément remarqué...
Quand vous faites vos courses, vous savez que le passage chez le boucher fera un sacré trou dans votre porte-monnaie. Vous optez donc pour des morceaux un peu moins nobles, comme le paleron de bœuf, la rouelle de porc, ou encore les hauts de cuisse de poulet. Vous les laissez s'imprégner doucement d'un bouillon à base d'aromates et de légumes de saison, dans votre jolie cocotte en fonte émaillée. Et à chaque fois, vous parvenez à les transformer en des plats savoureux, bien moins coûteux qu'un steak ou une bavette d'aloyau grillée. Comme vous, les Français sont nombreux à trouver des alternatives aux produits carnés devenus trop chers. Dans un dossier, l'UFC-Que Choisir dresse le bilan de l'année 2025. Le prix du bœuf est devenu encore plus élevé, tout comme celui de cette autre viande, jadis très consommée...
L'association est formelle : la viande de bœuf a bel et bien augmenté de 10% l'an dernier en supermarché. Pour établir cette moyenne, l'UFC-Que Choisir s'est basé sur des relevés quotidiens de prix, effectués dans 5 500 drives de grandes surfaces. En cause, la diminution du nombre d'éleveurs et les trop nombreuses épidémies. Résultat ? Les cheptels de vaches, laitières ou à viande, se réduisent comme peau de chagrin. Un phénomène qui, selon l'association, s'accélère depuis 2016. "En 8 ans, la France compte 15% de vaches en moins, soit un recul de 1,1 million de têtes (sur un cheptel de 6,6 millions de femelles en 2024)", détaille l'UFC-Que Choisir. Une telle diminution de l'offre a deux conséquences : l'importation croissante de viandes venues de l'étranger, et l'augmentation du coût de celles d'origine France.
Le métier d'éleveur, lui, fait de moins en moins d'adeptes. L'association note que "seulement la moitié des éleveurs de vaches à viande ont trouvé un remplaçant en 2021". Et qui dit moins de vaches à viande, allaitantes... dit aussi moins de veaux ! Les relevés réalisés par l'UFC-Que Choisir constatent ainsi une augmentation du prix de la viande de veau de 12% au cours de l'année 2025. Selon les chiffres de l'Insee, les escalopes de veau coûtaient une vingtaine d'euros le kilo dans les années 2010, contre près d'une trentaine d'euros le kilo aujourd'hui.
Cette viande ordinaire, jadis très consommée par nos grands-mères, est devenue un produit plutôt cher, sans qu'on l'ait forcément remarqué. À ce prix-là, pas étonnant qu'on ne fasse plus autant de blanquettes de veau que nos bonnes-mamans !