"Jusqu'à quatre fois le prix" : c'est dommage d'acheter ces légumes-là, ils coûtent plus cher et sont moins bons
Pratique au quotidien, mais pas très malin… Selon cette experte nutrition, on se fait avoir en choisissant ces légumes : ils sont plus chers, moins bons au goût et pour la santé.
Plus de 7 Français sur 10 achètent ces légumes-là, soit près de trois quarts de la population. C’est ce que révèlent les données issues du panel Nielsen et du syndicat professionnel du secteur. Pourtant, ce n’est pas l’option la plus économique. «C’est jusqu’à quatre fois le prix !», constate la nutritionniste Noémie Combremont, en comparant ces produits avec d’autres légumes vendus au même rayon. Mais par manque de temps ou simplement parce que c’est plus pratique, nous sommes très nombreux à continuer de faire ce mauvais choix.
Courgette, chou rouge, carotte et autres crudités… Au supermarché, il y en a pour tous les goûts. Mais ces légumes, frais en apparence, sont en réalité une fausse bonne idée, dénonce Noémie Nutrition sur Youtube. Dans sa vidéo «10 erreurs santé qui font exploser votre budget courses», l’experte dénonce l’arnaque des légumes prêts à l’emploi. Déjà lavés, épluchés, découpés et conditionnés en sachet, ils permettent de gagner du temps en cuisine. Mais à quel prix ! Alors qu’il coûte moins de 2 euros le kilo entier, le chou rouge émincé est vendu à 7 euros le kilo, illustre-t-elle. Et en comparant les prix, nous remarquons que l’écart s’applique à tous les légumes.
À Carrefour, par exemple, les carottes râpées fraîches sont affichées à 7,80 euros le kilo contre 1,99 euros le kilo entières. Mais la palme revient au chou-fleur : en fleurettes «prêt à croquer», il atteint la somme absurde de 13,33 euros le kilo (contre moins de 3 euros le kilo entier). De quoi sérieusement couper l’appétit. Sans compter qu’en plus de perdre de l’argent, on perd en qualité, ajoute la nutritionniste. En effet, ces légumes sont moins riches en vitamines. Selon l'enquête de 60 Millions de consommateurs, les pertes liées au lavage industriel et à la découpe peuvent parfois atteindre jusqu’à 50 %.
Autre inconvénient : la conservation, pointe du doigt Noémie Combremont. Sous cette forme, les légumes doivent généralement être consommés sous 24 à 48 h. Au-delà, ils risquent de s’oxyder. Tout cela pour gagner quelques précieuses minutes en cuisine… L'adage "le temps, c'est de l'argent" n'a jamais été aussi vrai ! Enfin, d'un point de vue écologique aussi, ces produits interrogent : leur conditionnement en sachets plastiques multiplie les emballages...