"Le pastel de nata français" : cette pâtisserie normande peu connue est facile à faire à la maison
Tout le monde connaît les pasteis de nata portugais. Mais beaucoup ignorent qu'on trouve en Normandie une pâtisserie qui leur ressemble...
Comment résister à sa pâte feuilletée beurrée, à sa crème fondante et à sa croûte caramélisée ? Le pastel de nata, cette savoureuse petite douceur portugaise, s'est imposée bien au-delà de Lisbonne. Des cafés aux boulangeries, ces mini-flans dorés trônent désormais aux côtés des tartelettes, brownies et autres entremets dans les vitrines. Certains les dégustent saupoudrés de cannelle, d'autres de sucre glace, tantôt tièdes tantôt froids, à l'heure du goûter ou en fin de repas.
Mais peu de gens savent qu'il existe chez nous une spécialité qui s'en rapproche étonnamment : le mirliton de Rouen. Dans cette déclinaison normande, on retrouve là encore une pâte feuilletée garnie d'un appareil moelleux et fondant. Mais contrairement à son pendant portugais, à base de lait, de farine, d'amidon de maïs, d'œufs et de sirop de sucre, le mirliton se garnit d'une crème d'amandes. Une pâtisserie miniature, mi-croustillante mi-onctueuse, qui rappelle par certains aspects l'esprit des fameux pasteis de nata.
Sur Instagram, Chloé, alias @cuisinonsfrancais, en partage justement une recette très facile à reproduire à la maison. Pour 2 à 3 personnes, elle utilise une pâte feuilletée qu'elle détaille en petits disques avant de les foncer dans des moules à tartelettes préalablement beurrés. Elle prépare ensuite la garniture en mélangeant 60 g de poudre d'amande, 50 g de sucre en poudre, 30 g de beurre fondu, 2 œufs, les graines d'une gousse de vanille ainsi que les zestes d'un citron. Une fois l'appareil bien homogène, elle remplit les moules sans aller jusqu'au bord , car la crème gonfle légèrement à la cuisson. Elle saupoudre enfin le dessus d'un voile de sucre glace avant d'enfourner à 210 °C pendant 17 à 18 minutes. À la sortie du four, elle laisse tiédir avant d'ajouter un dernier voile de sucre glace.
Le mirliton de Rouen serait-il donc notre pastel de nata français ? En tout cas, il partage avec celui de nombreux points communs, aussi bien dans sa structure que dans son contraste de textures. Une petite bouchée gourmande qui n'a rien à envier à sa célèbre cousine de Belém. Attention toutefois à ne pas le confondre avec le mirliton de Pont-Audemer, une autre spécialité normande qui se présente comme un gros cigare fourré d'une mousse à la praline et scellé par du chocolat noir aux extrémités !