L'UFC-Que Choisir alerte : les tomates produites dans ce pays sont nettement plus chargées en pesticides
D'après Que Choisir Ensemble (anciennement UFC-Que Choisir), les tomates provenant de ce pays sont particulièrement concernées par les résidus de pesticides.
«À chaque vague de chaleur, la demande pour les tomates repart», constate Julie Alves Da Cruz, responsable marketing de Kultive. Ce groupement de producteurs fournit une partie des tomates que l’on retrouve dans les supermarchés de l'Hexagone. Elles se distinguent notamment par leur logo bleu-blanc-rouge de l’AOPn Tomates de France. Cultivées sous serre selon des pratiques encadrées, elles sont garanties sans résidus de pesticides, explique la professionnelle. Mais chaque année, la filière française doit composer avec la concurrence étrangère. «On ne peut pas rivaliser : quand nos salariés sont payés 14 euros de l’heure, ils tournent autour d'un euro de l’heure là-bas», compare un cadre du groupe. Forcément, cet écart se répercute sur les prix. En rayon, certaines barquettes descendent sous la barre de l’euro, relève Que Choisir Ensemble. Mais selon l’association, le prix n’est pas le seul critère tiré vers le bas : la qualité aussi. «Les normes de production ne sont pas les mêmes qu’en France», résume un membre de chez Kultive. Les analyses menées montrent en effet que certaines tomates importées présentent régulièrement des résidus de pesticides, y compris des molécules reconnues comme dangereuses.
Au rayon fruits et légumes, l’origine des tomates n’est pas toujours facile à repérer. Les étiquettes peuvent être mal placées et le pays de provenance passer inaperçu. Pourtant, cette information est loin d’être anodine : elle renseigne aussi sur les méthodes de production. Car certains pays utilisent davantage de pesticides que d’autres sur cette culture.
C’est ce que met en lumière l’enquête de Que Choisir Ensemble : parmi les tomates analysées, plus de la moitié de celles cultivées au Maroc contenaient des résidus de pesticides. On les retrouve souvent dans de petites barquettes cartonnées, prêtes à consommer à l’apéritif. En grande surface, les 250 g s’affichent parfois à seulement 0,99 euro. Un prix attractif qui peut séduire les consommateurs peu informés. Or, parmi les substances détectées figurent des molécules reconnues par les autorités européennes comme potentiellement cancérigènes ou perturbateurs endocriniens, souligne l’association. Le constat est également préoccupant du côté des tomates conventionnelles espagnoles : «80 % des tomates espagnoles analysées présentaient plusieurs résidus de pesticides», écrivent les experts.
Pour limiter l'exposition aux pesticides, l'association recommande donc de vérifier attentivement l'origine des tomates avant l'achat. Les tomates françaises, bio ou garanties sans résidus de pesticides, restent les options les plus rassurantes selon les experts.