Moins gras qu'il n'y paraît : Jean-Michel Cohen conseille ce fromage français pour garder la ligne

Vous pensiez ce célèbre fromage français trop gras ? Détrompez-vous. Même Jean-Michel Cohen le recommande pour garder la ligne...

Moins gras qu'il n'y paraît : Jean-Michel Cohen conseille ce fromage français pour garder la ligne
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Avec 27 kg consommés par an et par habitant, la France détient le record mondial de consommation de fromage. Un amour inépuisable, sinon patriote, pour ce fleuron de notre gastronomie dont nous hébergeons quelque 1 200 variétés, dont 5 AOC (Appellation d'origine contrôlée), 9 IGP (Indication géographique protégée) et 4 Label rouge selon les données du CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l'Économie Laitière). Un festival de pâtes molles, pressées ou fleuries, plus ou moins affinées, élaborées à partir de lait de vache, de chèvre ou de brebis, qui laisse les gourmands bien indécis au moment de piocher dans le plateau...

Si les épicuriens en redemandent sans compter, les experts en nutrition, eux, appellent à rationner drastiquement les quantités. Le programme "Manger Bouger", par exemple, enjoint à s'en tenir à une portion de 30 g par jour. Pourquoi si peu ? Bien que le fromage conserve un réel intérêt nutritionnel, notamment en raison de sa teneur en calcium, en phosphore et en protéines de qualité, il reste plus salé, et surtout plus gras qu'un verre de lait ou un fromage blanc. Et manque de chance, il s'agit pour l'essentiel d'acides gras saturés, dont une consommation excessive est associée à un surrisque de maladies cardiovasculaires. 

La palme des matières grasses revient aux pâtes "dures", comme l'emmental ou le comté, composées pour 30 à 40 % de lipides. Celles-ci sont donc les plus coûteuses sur le plan énergétique. Mine de rien, un morceau raisonnable fournit déjà plus de 100 kcal. On ne dirait pas, comme ça...

A contrario, d'autres fromages qu'on diabolise parce que crémeux et coulants sont en réalité bien moins riches qu'on ne le pense. C'est le cas du plus frenchy d'entre eux : le camembert ! Contre toute attente, il n'apporte que 250 kcal pour 100 g, contre 400 pour le parmesan, par exemple. Un choix peu calorique que le médecin nutritionniste Jean-Michel Cohen conseille à tous ceux qui surveillent leur ligne. De là à s'enfiler un camembert rôti entier et son assortiment de charcuteries ? Peut-être pas quand même. Mais on peut s'autoriser sans problème un petit triangle (un huitième) lors d'un repas sans que la balance en fasse tout un fromage !

Comme quoi, les idées reçues ont la vie dure. Derrière son cœur coulant et son image de fromage riche, le camembert s'avère bien moins calorique que certaines pâtes dures. Sans en abuser, il peut donc tout à fait trouver sa place dans une alimentation équilibrée. De quoi se faire plaisir… à condition, comme toujours, de ne pas faire déborder la part.