Taro : goût, comment le manger, japonais

Encore méconnu en Europe, le taro est un légume-racine au goût doux et légèrement sucré, très apprécié en Asie et dans le Pacifique. Riche en fibres, en calcium et en fer, il séduit autant pour ses qualités nutritionnelles que pour sa polyvalence en cuisine. Purées, chips, desserts ou plats mijotés : comment le cuisiner et profiter de ses bienfaits ?

Taro : goût, comment le manger, japonais
© Thanthima Limsakul/123RF

Le taro, que l'on appelle aussi dachine, colocase, songe, eddo ou chou de Chine est un tubercule de la famille des Aracées. Par sa forme allongée, il rappelle la patate douce.

Histoire et caractéristiques du taro

Le taro est un tubercule tropical comestible proche de la pomme de terre. Il est cultivé dans toute l'Asie tropicale et pousse dans les régions humides. La plante peut atteindre environ un mètre de hauteur. Ses tubercules sont récoltées 8 à 9 mois après la plantation.

Riche en amidon, en glucides complexes et en fibres, le taro constitue avant tout une bonne source d'énergie. En cuisine, il est très polyvalent : bouilli, frit ou cuit au four, il est souvent accompagné de lait de coco dans les traditions culinaires asiatiques et océaniennes, en accompagnement de viandes ou de poissons. Une fois cuit, sa chair blanc-pourpre devient tendre et légèrement sucrée et s'intègre dans de nombreuses préparations : purées, soupes, plats mijotés...

Attention toutefois : le taro cru contient des cristaux d'oxalate de calcium, responsables d'une forte irritation des muqueuses et de la peau. Il doit donc impérativement être consommé bien cuit. Il est par ailleurs conseillé d'utiliser des gants pour l'éplucher et de jeter la première eau de cuisson.

Les feuilles du taro sont également comestibles et se consomment à la manière des épinards. Comme elle renferme également des oxalates, il convient là encore de bien les cuire, jusqu'à ce qu'elles ramollissent. 

À quelle saison manger du taro ?

On peut trouver du taro tout au long de l'année sur les étals de certains marchés ou dans les épiceries asiatiques.

Les calories et les infos nutritionnelles du taro

Peu connu, le taro regorge de bons nutriments. C'est une excellente source de glucides et de fibres, qui facilitent le transit intestinal. Naturellement sans gluten, il affiche un index glycémique modéré lorsqu'il est bouilli. Les feuilles de taro, sont, elles, riches en vitamines A, B1, B2 et C et contiennent également d'intéressantes quantités de calcium et de fer.

Valeurs nutritionnelles du taro cru pour 100 g  
Protides 1,5 g
Glucides 22,8 g
Lipides 0,2 g
Calories 107 kcal

Comment choisir du taro ?

Vérifiez que le tubercule est bien ferme, lourd et sans moisissures.

Comment conserver du taro ?

Le taro est un tubercule assez fragile qui doit être consommé rapidement. Cuit, il se conserve un peu mieux – environ une semaine. Dans certaines régions tropicales, on ébouillante le tubercule, puis on le fait sécher au soleil ou au four afin de le stocker plusieurs mois dans un bocal. Le taro épluché se congèle aussi parfaitement. Les feuilles ne se gardent pas très longtemps non plus, seulement quelques jours au frais, dans un bol d'eau ou dans un bocal hermétique.

Comment cuisiner et déguster du taro ?

Les tubercules peuvent être cuits à l'eau ou braisés, grillés ou préparés en purée. Souvent, ils sont bouillis dans une grosse casserole d'eau salée, puis épluchés, comme des pommes de terre.

Très apprécié dans la cuisine japonaise, ce légume-racine s'invite dans de nombreuses préparations traditionnelles, à commencer par le taro mijoté aux calmars, un grand classique. Cuit dans un mélange de dashi, de saké et de shoyu, il développe une chair fondante et subtilement parfumée. Au Vietnam, le taro se décline en porridge sucré, avec du riz gluant et du lait de coco.

Au Cameroun, il sert à réaliser un plat traditionnel dégusté lors des mariages, deuils et naissances : le taro sauce jaune. Il consiste en du taro bouilli et pilé, du canwa (pierre de chaux), de l'eau, des épices et de l'huile de palme. Il s'accompagne généralement de bœuf ou de poisson bouilli, frit ou fumé.

En France, il entre dans la composition de certains crèmes glacées et bubble tea.

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